Bernard de La Bourdonnaye-Blossac est né en 1917 dans une famille aristocratique.
Son père le Comte Henry de La Bourdonnaye-Blossac est lui-même descendant d’une famille très ancienne dont de nombreux représentants sont des figures de l’histoire de France : le Maréchal de Vauban, Malesherbes, plusieurs Pairs de France, des gouverneurs de province et bien sur de nombreux militaires. Sa mère née Renée Boutillier du Retail est également issue d’une famille illustre. Elle a une mère suisse.
Sa sœur Geneviève est née en 1919. Ils restent très liés durant toute leur vie.
Au retour de la guerre de 14/18 à laquelle son père a participé en tant que simple soldat du début à la fin, la famille s’installe au château d’Avrolles à coté de St. Florentin dans l’Yonne. Elle y habite de 1920 à 1930.
Il s’agit d’un milieu très calme et protégé dans lequel les deux enfants recevront toute leur éducation d’enfance.
En 1930 la famille se rapproche de Paris en louant une maison à Versailles. La vie devient plus classique et les deux enfants sont inscrits dans des écoles. C’est ainsi que Bernard va en classe au collège St Jean de Béthune.
En dehors des périodes scolaires la famille part en voyage et c’est l’occasion de découvrir d’autres horizons : l’Irlande, la côte normande, la Suisse, la Belgique, la Côte d’Azur.
Une vaste propriété en Sologne « La Clarinerie » permet aux parents de satisfaire leur passion pour la chasse. Bernard n’apprécie pas ce sport et préfère s’occuper en dessinant ou en peignant des paysages et des natures mortes.
Très tôt, il s’intéresse à l’esthétique des choses : des meubles, des tableaux, des vêtements. Bien sûr, il se passionne pour toutes les créations « art nouveau » de cette époque. Il arrête le cursus de l’enseignement classique et entre dans l’atelier de dessin d’André Marchand situé dans le quartier Montparnasse à Paris. Il suit ensuite les enseignements de Maurice Testard, à la Grande Chaumière et de Paul Colin. Pendant plusieurs années, il perfectionne sa technique et utilise différents outils : crayon, fusain, pinceau, craie, etc… Il étudie également des thèmes spécifiques comme les costumes et les décors.
Au cours de l’année 1941, la chance lui sourit. Il fait la connaissance de Robert Piguet, le grand couturier. Celui ci l’introduit auprès de Paul Caldaquès, président de la chambre syndicale de la couture. Ce dernier le présente aux dirigeants des revues « Vogue », « Femina », « l’Officiel de la Mode et de la Couture de Paris ». Tout de suite plusieurs dessins lui sont commandés.
Dès les années d’après guerre, il est publié dans des revues étrangères : anglaise, américaine, hollandaise et suisse. Son activité se poursuit sans interruption pendant 25 années.
Il collabore avec tous les grands couturiers dont c’est l’âge d’or : Christian Dior, Jacques Fath, Robert Piguet, Jean Dessès, Balenciaga, Worth, Carven. Il se rend plusieurs fois à Londres et même à New York pour diversifier son activité.
Ses dessins seront publiés dans les revues, les journaux, parfois mais plus rarement en affiche comme pour le magasin Franck & Fils.
Il arrête son activité en 1973. Rapidement de nombreuses institutions demandent à pouvoir bénéficier de ses dessins pour des actions culturelles.
Des collectionneurs étrangers et le Palais Galliéra Musée de la Mode et du Costume se portent acquéreurs de plusieurs dessins.
Pour son plaisir, il continue à dessiner. Pendant ses vacances qu’il prend chaque été à Divonne-les-Bains près de la frontière suisse, il aime croquer les paysages environnants.
Il disparaît le 1er décembre 2002.